
Ils sont en session depuis le jeudi 26 février 2026. Les sénateurs togolais ont ouvert leur première session extraordinaire de l’année, conformément aux règles constitutionnelles.
La cérémonie d’ouverture s’est tenue au Palais des Congrès de Lomé, sous la présidence de Barry Moussa BARQUÉ Président de l'institution. Étaient présents notamment Badanam PATOKI, Ministre de l’Économie et de la Veille Stratégique, et Gilbert BAWARA, Ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions.
Huit projets de loi figurent à l’ordre du jour de cette session, reflétant les priorités nationales en matière de sécurité, d’économie, d’environnement et d’inclusion sociale.
Un texte clé porte sur la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes. Cette mesure vise à intensifier la lutte contre les menaces persistantes qui pèsent sur cette zone frontalière, confrontée à des risques djihadistes et d’instabilité régionale.
Parmi les autres projets, figure celui réglementant la microfinance en République togolaise. Il cherche à favoriser l’inclusion financière, à soutenir les populations vulnérables et à consolider le tissu économique national en facilitant l’accès au crédit pour les petites initiatives.
Le Sénat examinera également le transfert des missions, du personnel et du patrimoine du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes vers l’Agence nationale de développement des très petites et moyennes entreprises. Ce projet ambitionne d’améliorer l’accompagnement et l’encadrement des jeunes entrepreneurs.
Enfin, les sénateurs ont adopté le projet de loi relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Déjà voté par l’Assemblée nationale fin décembre 2025, ce texte renforce substantiellement le cadre juridique national pour prévenir, détecter et réprimer ces infractions. Il aligne le droit togolais sur les normes internationales et communautaires, tout en tenant compte des réalités locales.
Aimé SOUGLIMAN